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Voilà donc le prologue de cette fiction. L'histoire est racontée à la première personne du singulier par le narrateur, Lucas, un garçon de 17 ans.
N'oubliez pas de nous dire votre avis par commentaire!
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Voilà donc le prologue de cette fiction. L'histoire est racontée à la première personne du singulier par le narrateur, Lucas, un garçon de 17 ans.
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___Cela fait déjà plusieurs jours que je sais que je vais vraiment partir. Descendre dans le Sud. Voir enfin Marie. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre. Bien sûr, Marie me plait beaucoup. Je m'entends bien avec elle, on vient de passer un mois et demi à discuter presque tous les soirs ensembles, via Internet, alors, vous pensez... Elle m'apprécie aussi, je crois. Mais enfin, je me méfie, ça ne veut pas dire grande chose. Je suis du genre à me faire des films, oui, mais quand même. J'ai vraiment peur de sa réaction, après tout, entre nous ça n'est pas aussi limpide qu'entre Chloé et Eric. D'accord, ils se sont rencontrés un peu avant nous. Et d'ailleurs, c'est grâce à eux que moi et Marie sommes entrés en contact. Elles sont amies, tout comme Eric est mon meilleur ami. Mais eux, ils en sont déjà à se dire 'je t'aime'. Enfin, je conçois bien que fiabilité de leur jugement sentimental peuvent leur sembler totale, et même si ils savent qu'il va sûrement se passer un petit quelque chose entre eux, je trouve que c'est un peu prématuré. On va bientôt aller les voir, d'accord. Puis, c'est les vacances... Mais pour moi ça ne change rien, je préfère ne pas me précipiter. Surtout que je n'ai pas du tout envie d'être déçu, ou qu'elle soit déçue...
___Dix-huit heures. C'est la course, je suis chez moi, mon sac est posé sur mon lit. Enfin, j'espère. Je vérifie encore une fois que j'ai bien tout pris ; Oui parce que ça fait toujours mauvais effet dans une communauté de quatre jeunes lycéens de se retrouver en manque de caleçon. Bon, et puis, après tout, c'est pas grave, on fera avec : J'ai pris l'essentiel, portable, portefeuille, et clefs. Le reste, peu importe, je peux me débrouiller. Je ferme mon sac. Il faut charger la voiture, et je me rends compte que je suis affreusement chargé, quand même, pour une simple petite semaine. Oui, évidement, j'ai ma guitare, en plus. Pourquoi ? Je sais à peine en jouer... Mais tout au fond de moi sommeil pourtant un soupçon d'ego à recentrer, et une pointe d'orgueil à déballer... Enfin, c'est un peu tard pour y penser. Je monte dans la voiture, fin près pour la croisade que je vais entamer afin de conquérir une précieuse relique appelée Amour, lorsque ma mère s'exclame que misère, on a oublié de prendre des petits gâteaux et une bouteille d'eau pour moi, pendant le voyage, et que c'est dramatique si je n'ai pas mes petits gâteaux. Avec patience, je lui explique gentiment que je n'en ai pas vraiment besoin, et que je pourrais toujours trouver un centre de ravitaillement en cas d'envie brutale de biscuits chocolatés. De toute façon, on est partis, voilà. Le trajet, plutôt flou, 25km à penser au lendemain. J'arrive chez Eric, et c'est confirmé, on part le lendemain matin à 5h30. Plus que quelques heures avant l'aventure. Il est déjà dix-neuf heures trente, et je ne sais pas quoi faire de ma soirée. Je pense trop à Marie. J'oscille entre le deuxième PC d'Eric, la télé et le balcon. Le temps passe assez vite, mine de rien. Puis finalement, à minuit, je décide raisonnablement d'aller me coucher, comme je l'ai si farouchement promis à Marie. Je m'allonge sur le canapé, la tête vide. Je m'endors, je dors mal, je me réveille. Trois heures. Je me rendors. Quatre heures trente, enfin.
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