- Chapitre 4 -

- Chapitre 4 -
___Bon. Puisque ça se passe mal, alors, autant essayer d'oublier. D'après ce que j'ai compris, Quentin et les autres sont pas encore près de revenir, bref, on décide d'aller se poser dans un bar, 15 mètres plus loin. Je m'assois. Ce n'est pas plus mal, en fait, ça va me changer les idées. Evidement, je n'arrive pas à m'asseoir à coté de Marie... Pour le moment, on est cinq. On commande, je prends un Demi. Les boissons arrivent, je me dis que je peux peut-être essayer d'entamer la conversation. Mais d'un coup, je vois Marie qui se lève. D'après ce que j'arrive à comprendre, Thomas est là. Elle aime beaucoup Thomas. Moi, je suis là, à m'esquinter pour essayer de m'approcher d'elle depuis des heures, et lui, il lui suffit de se pointer pour qu'elle lui saute dans les bras. Je sais que c'est normal, ils sont amis, très bon amis, même. Mais je suis jaloux, c'est plus fort que moi. Je bois les trois quarts de mon Demi cul sec. Terminé. J'en commande un deuxième. J'ai envie de boire. Je crois que ça ne m'était jamais arrivé, d'avoir envie de boire comme ça. Juste par désespoir. Le deuxième Demi arrive. Je sais pas où est passé Marie, je ne la vois plus... Je regarde un peu autour de moi : Je ne la vois toujours pas. Deuxième Demi cul sec. Je commence à vraiment désespérer. Je vois qu'Eva n'a pas fini son Demi. En fait, il en reste même la moitié. Je lui demande si je peux l'aider. Elle me tend son verre. Allons y, cul sec. Quelques minutes, j'attends. Je mets de la musique, baladeur à la main : 'Feeder – piece by piece' ; 'Secondhand serenade – Your call'. J'ai envie de pleurer. Quelques larmes commencent à couler, mais il fait nuit. Personne ne voit rien. Marie me manque. C'est fou de dire ça, alors que réellement, je ne la connais que depuis quelques heures, et qu'elle est à peine partie une quinzaine de minutes. Pourtant elle me manque vraiment. Je commande un troisième Demi. J'allume une cigarette. Cul sec. Je fume. Maintenant, c'est des grosses larmes qui roulent sur mes joues. Chloé, à coté de moi, s'en aperçoit. Elle me demande ce qui ne va pas. J'essaie d'y réfléchir, un peu. Je sais ce qui ne va pas. Mais en même temps, je me surprends à avoir un rire nerveux. Je ne comprends pas. Marie me manque, je suis triste et je pleure ; mais je ris, je ris de ma stupidité, je ris parce que je suis heureux d'être ici. Tout n'est pas encore joué, je me rattraperais peut-être. Peut-être que je ne me fais que des films, et qu'elle m'apprécie mais qu'elle est juste timide. Ou peut-être que non... L'alcool brouille mon esprit. Ma cigarette est toujours allumée. Mon poignet gauche est là, il m'appelle, me disant 'Brûle moi, ça te soulagera...' J'approche la cigarette. Je n'ai pas vraiment mal. Je l'appuie une fois. Deux fois. Chloé se rend compte de ma connerie, pousse un petit cri d'effroi qui me fait sursauter. Je perds ma cigarette, je la regarde, l'air penaud.

- Mais t'es vraiment trop con Lucas, fait pas des trucs comme ça !

___Je ne sais pas quoi dire. J'ai honte. Je me calme un peu. J'attends quelques minutes. Je me lève, je vais au bar. Je commande un quatrième Demi. On me le sert, je le ramène. Eva me dit que j'abuse. Mais que peut-elle faire ? Je bois quelques gorgées. Puis, merde cul sec, j'en ai marre. J'en ai marre, je suis en train de pleurer, je rigole, je sais plus où j'en suis. Marie avait disparu. Je la vois revenir. Il y a Thomas. Ils viennent près de nous. Il y a d'autres gens. Ils s'arrêtent près de notre table. Ils discutent. Oh. Thomas. Marie est derrière Thomas, elle l'enlace. Elle l'enlace, là sous mes yeux. Elle ne peut pas se rendre compte à quel point ça me fait mal. Pour elle, c'est juste un ami. Je regarde, je les regarde. J'ai mal. Je ne sais pas quoi faire. Puis soudain, je murmure :

- Eva, frappes moi.
- Quoi ?!
- Frappe moi s'il te plait, j'ai besoin de me réveiller...
- Mais ça va pas la tête ? dit-elle, sans me prendre au sérieux.
- S'il te plaît, frappe moi.

___Une gifle. Pas fort.

- Frappe moi plus fort ! Met moi une droite, vas y.
- Non, j'pourrais pas faire ça Lucas, arrête de déconner.

___Elle me regarde avec un drôle d'air. Je regarde mon verre vide, mais je repousse tout de suite l'idée d'en commander encore un autre. Ca suffit comme ça. Après quelques minutes, je me lève. Je vais un peu plus loin dans la rue. J'ai l'infime espoir qu'elle vienne vers moi, qu'elle me demande pourquoi je m'isole. Qu'elle se préoccupe enfin de moi. Je suis venu pour elle, à la fin, merde quoi... Mais non, rien. Je tourne le dos au bar, et fais mine de regarder mon téléphone, mais je pleure plus que jamais. J'ai envie de Marie. Je pleure. Je pleure et je me marre, mais pourquoi je suis aussi con ? Je vois Chloé qui se lève, et vient vers moi. Marie elle, s'est rassise, et n'a même pas vu que j'étais parti. Je parle un peu avec Chloé. Elle me dit que ce n'est pas grave, ça finira par passer. Et que faut pas que je perdre espoir, selon elle, ça peut marcher. Il faut juste que je sois patient, il faut juste que je ne sois pas trop pressé. Merci, Chloé. Si seulement tu pouvais avoir raison...

___Finalement, tout le monde commence à rentrer, alors, nous aussi. Chloé va chercher les deux autres au bar, et puis, tranquillement, on est partit : Toute la ville à retraverser, et la fameuse route si longue qu'on commence à bien connaître.

___Dès le début, je me dis que le chemin du retour risque d'être assez éprouvant. La fin de soirée s'annonce clairement, et je suis dans un sale état : je ne pourrais rien faire de plus ce soir. Je me sens plus con et seul que jamais... Je suis toujours à moitié en train de pleurer, et puis, les autres marchent tantôt devant, tantôt derrière, sans vraiment faire attention à moi. J'entend une ou deux remarques, du genre 'Hey Lucas, fait pas ton triste tout seul là, viens avec nous', mais je suis trop crevé pour réagir. Presque amorphe. J'avance. Je suis. Je veux rentrer. Juste rentrer, dormir. Je m'en veux de mon comportement, j'ai honte par rapport à Marie, j'ai envie de m'enterrer. Je veux oublier la soirée, et passer à autre chose.

___La remontée a été assez rapide, en fin de compte. On s'est arrêté un moment, histoire de souffler un peu, et presque tout le monde est allé se trouver un coin discret pour faire un besoin plus que normal après une soirée aussi arrosée (Du moins, pour moi). Puis on a terminé le trajet, sans évènement spécial pour venir le troubler.

Je vais un peu mieux. Marcher, prendre l'air, ça m'a décrassé un peu le cerveau.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:37

- Chapitre 5 -

- Chapitre 5 -
___Après avoir marché quasiment une heure, on arrive finalement à la maison de Chloé. Première nuit à Digne qui s'annonce. Voilà 12h qu'on est là, vues d'ici elles me paraissent plutôt brumeuses. C'est sûrement dû au fait que mon sang est beaucoup plus fluide après 3 bons litres d'alcool, toutes catégories confondues. Il est minuit et demi. Je suis un peu moins déchiré que tout à l'heure, parce qu'on a marché un peu, mais enfin, ce n'est pas encore ça. On s'est posé dans la chambre de Chloé, et on commence à se préparer pour aller dormir. Durant l'après midi, on avait émis l'idée de dormir sous la tente, et on en avait même monté une. Mais là, en nous présentant devant le fait accompli, personne n'as vraiment envie d'aller dans la pauvre tente, dehors. On est bien mieux, là au chaud dedans. C'est décidé, on dort tous à l'intérieur. On sait pas comment, mais on trouvera bien, hein. On se prépare, on se change, on se lave les dents. Tout le monde va un peu à droite à gauche ; toilettes, salle de bains, chambre, hall, tout y passe. On essaie de ne pas faire de bruit, et la plupart des lumières restent éteintes : on est pas seuls dans la maison, faut pas qu'on réveille tout le monde. Evidement, Eric et Chloé, eux, vont squatter la mezzanine, dans la chambre de Chloé. Je l'ai senti bien avant qu'on en parle, de toute façon, ça parait logique puisqu'ils viennent de se mettre ensemble. Et nous, alors ? Et moi, alors, je vais dormir où, Marie, elle va dormir où ? On va rester plantés toute la nuit par terre, à se regarder en chiens de faïences ? C'en est trop, je tiens plus : je veux Marie, j'ai envie de l'embrasser, j'ai envie d'être dans ses bras. Moi aussi, j'ai envie d'être heureux, j'y ai le droit, merde. J'essaye de rester calme, et je me lève pour aller me laver les dents. Je me passe le visage sous l'eau froide, ça fait du bien. Ca me remet un peu les idées en place. Et puis, je me dis que de toute façon, si je ne fais rien maintenant, je risque de passer la pire nuit de ma vie. Je sors de la salle de bain, et je vais m'asseoir sur un petit banc, dans le hall. J'attends que Marie se montre. Elle fini par sortir de la chambre. Je me lance.

- Marie ?
- Oui ?
- Viens voir s'il te plait...
- Attend, j'vais aux toilettes, j'arrive. Me répond-t-elle avec une voix douce.

___Qu'est ce que j'aime cette voix... Même pour dire des choses aussi futiles, je la trouve belle. J'aimerais l'entendre tout le temps. J'aimerais qu'elle me murmure des mots doux à l'oreille, j'aimerais qu'elle m'effleure comme un courant d'air... Je reste assis sur mon banc. Il fait noir. Je vois Eric qui passe, il rentre dans la chambre. Je suis tout seul. Ma tête tourne un peu, j'essaie de rester calme. Plus les minutes passent, plus mon c½ur se met à battre fort dans ma poitrine. Il faut que ça marche. Ca peut marcher. J'attends, encore. Finalement, Marie ressort, et elle commence à passer devant moi. Je ne la laisserais pas m'échapper cette fois.

- Marie ?

___Je lui attrape doucement le bras.

- Assis toi...

___Elle s'assoit à coté de moi. Je ne sais pas si elle comprend ce que je lui veux, je ne sais pas si elle m'a évité volontairement toute la soirée ou si elle ne s'est vraiment aperçue de rien. Mais je suis décidé à lui faire comprendre. Quitte à ce qu'elle me rejette, au moins, je serais fixé. Je lui prend délicatement la main – Ses mains, qu'est-ce qu'elles sont douces... et je lève les yeux vers elle. Il fait noir, mais mes yeux ont réussis à s'habituer à la pénombre. Je plonge mon regard dans le sien. Je n'arrive pas à traduire l'émotion que ses yeux sont en train de me crier. Je sens son parfum près de moi, je ne l'avais jamais senti aussi fort. Jamais je n'avais été aussi près d'elle. C'est un moment unique, je n'aurais pas de deuxième chance. Mais je ne sais pas quoi dire, toutes mes idées se bousculent dans ma tête. Et puis, petit à petit tout devient plus clair, et je commence à sentir que les mots ne servent plus à rien. Ils sont incapables d'exprimer ce que je ressens, ce que j'essaie de lui dire, ce que je veux lui faire partager... Lentement, d'un seul mouvement, nos visages se rapprochent lentement l'un de l'autre, et mes paupières se baissent. Je crois que je tremble un peu, mon c½ur s'accélère ; Je n'entend que lui, lui qui bat de bonheur, qui tambourine de plaisir. Je serre ses doigts entre les miens. Je sens ses lèvres se poser sur les miennes, juste un instant, juste un baiser. Elles sont douces, délicates, et chaudes à la fois. J'aimerais me blottir dans ses lèvres, c'est tellement agréable... Son souffle chaud me tombe dans le cou, son visage est à quelques millimètres du mien. On s'embrasse alors de nouveau, comme si maintenant que le pas avait été franchi, plus rien ne pouvait nous arrêter. Je n'ai jamais été aussi heureux. Depuis combien de temps est-ce que je rêve de ce moment ? J'entends son c½ur qui bat, fort, lui aussi, tout près du mien. Je suis heureux. Je ne me rends pas bien compte du temps qu'on passe à s'embrasser. Cela fait-il une minute, une heure ? Je perd la notion du temps, et on s'embrasse une encore une fois. Quand on se sépare enfin, nos respirations sont bruyantes, presque haletantes. Le monde réel revient nous avertir de son existence, comme si notre crédit de rêve était épuisé.

- On retourne dans la chambre ? Dis-je.
- Oui. Répond-t-elle dans un souffle.

___On se lève, se sépare encore un peu plus. On n'a pas dit un mot de plus depuis que je lui ais demandé de s'asseoir. Mais on s'est compris, sans paroles. On rentre dans la chambre, main dans la main. Marie s'assoit sur la chaise sous la mezzanine, comme à son habitude. C'est au tour d'Eric de partir aux toilettes. Chloé elle aussi sort de la chambre, je ne sais pas trop pourquoi. Apparemment, ils n'ont tous les deux pas encore compris ce qu'il venait de se passer. Ce n'est pas grave, on s'en fiche. Je m'approche de Marie, et on s'embrasse à nouveau. Je suis accroupi près d'elle, et je tiens sa tête entre mes mains, et ses lèvres rencontrent les miennes une nouvelle fois. Après une petite minute je pense, Chloé rentre, et je suis plus ou moins en face de la porte. Elle nous regarde avec de grands yeux effarés, pousse une sorte de petit cri très significatif et ressort aussi sec, avec un grand sourire. Marie et moi rigolons doucement, un peu gênés mais surtout amusés. Je l'embrasse encore, je ne veux pas en perdre une miette. Eric rentre à son tour, suivi de Chloé qui sourit comme une gamine. Je me sépare de Marie, en lui caressant doucement le bras. Il faut qu'on décide quelque chose : Comment on fais, pour dormir ? Personne n'a envie d'aller dans la tente, évidemment. Eric et Chloé vont aller dans la mezzanine, comme je l'imaginais. Mais l'idée ne me dérange plus vraiment, maintenant. Avant, j'avais peur de devoir cohabiter sur le sol avec une Marie désintéressée, voir complètement blasée. Mais maintenant, ça va mieux, évidement... Alors, moi et Marie, on va dormir par terre. Pendant que les autres finissent de bavarder, je commence à installer des duvets par terre, plusieurs empilés les uns sur les autres, histoire de faire un semblant de matelas, hein, on va pas non plus se la jouer Tarzan et Jane. Mais attention, l'homme consciencieux que je suis à fait une première boulette : Marie s'aperçoit que j'ai utilisé son duvet pour faire matelas. J'ai pensé, innocemment, qu'on allais tous les deux se mettre sous le même duvet, le mien. Mais Marie ne l'entend pas de cette oreille. D'une manière plutôt sèche, elle a récupéré son duvet, et l'as refermé.

- Faut qu'on dorme dans nos duvets, sinon on va avoir froid aux pieds.

___J'ai rarement vu une excuse frôlant autant le bidon. Je ne comprends pas vraiment, mais je n'ai pas le choix, j'accepte. On fini par s'allonger l'un à coté de l'autre, chacun dans son duvet. Super. Bon, on va faire avec, il faut que je rattrape les pots cassés : Je passe un bras autour de sa taille, comme le ferrait tout bon petit ami. On s'embrasse une dernière fois, fugitivement. Au bout de quelques minutes, elle dort déjà. Bon, je vois qu'au moins elle se remet vite de ses émotions, ça a le mérite d'être une qualité. Des fois. Oui parce que moi, je n'arrive pas à dormir : Je suis à coté d'une fille magnifique, que je viens tout juste de conquérir, et je crois même que je suis en train de tomber amoureux. Marie, celle avec qui je parle depuis presque deux mois, tous les soirs. C'est fou, mais moi ça m'a plus réveillé qu'autre chose. Finalement, je m'endors quand même, après de longues réflexions sur les avantages de mon dernier investissement sentimental. Marie bouge beaucoup, change de position. Apparemment, elle se soucie plus du peu de confort qu'elle peut tirer de ce piètre matelas que de ma présence à ses cotés. Mais enfin, je suis bon garçon, je comprends. Ou au moins, je fais semblant. Je finis par me réveiller, à 3h. Je me lève, bois un peu d'eau. Marie s'est dégagée de mon bras. Je n'ose pas l'enlacer de nouveau, de peur de la réveiller elle aussi, ou bien juste que ça ne lui plaise pas. Ben oui, faut les rattraper, pas les briser encore plus, les pots. J'attends, j'attends qu'elle se mette dans une position un peu plus adaptée, caressant l'espoir de pouvoir subtilement glisser mon bras entre deux plis du duvet. Je commence à douter de ma bonne étoile. Soudain, Chloé se lève, elle aussi, et me demande de l'eau. Elle descend de la mezzanine. On parle brièvement.

- Tu vois, finalement... Me dit-elle avec un sourire.
- Oui, t'avais raison... Désolé pour tout à l'heure.
- C'est pas grave.

___Chloé remonte. Je me remets à attendre. Je regarde Marie. Elle est belle... Je lui caresse doucement la joue. Ah, tiens, elle se tourne, finalement. Et, oh surprise, elle attrape mon bras et l'enlace autour d'elle ! Mon c½ur s'emballe de nouveau, j'ai un charmant sourire niaiseux sur la figure. Je me rendors. 5h, je suis de nouveau réveillé. Cette fois, j'ai mal à la tête. L'alcool s'est dissipé ; gueule de bois. Je me lève, je bois un peu d'eau. Puis je décide de sortir. Je sais pas vraiment pourquoi, sûrement pour apaiser l'ouvrier qui me chante du marteau piqueur dans le crâne, à l'aube. Sans faire de bruit, je m'éclipse. J'ouvre la porte de la maison, sors dehors. Je m'allonge sur le béton. J'ai chaud, j'essaie de diminuer le volume de l'orchestre de métal symphonique qui résonne dans ma tête. Je reste allongé comme ça quelques minutes. Finalement, oui parce que quand même, faut pas déconner, j'ai envie de rejoindre Marie. Elle me manque déjà. Je rentre, doucement, toujours sans un bruit. Je me réinstalle à coté d'elle, puis regarde le plafond. J'attends, les minutes s'écoulent. J'ouvre la fenêtre. Il fait à peine plus frais, dehors. Tout à coup, je vois la tête de Eric, puis celle de Chloé se pencher par-dessus la mezzanine. Je leur dis :

- Hey salut.

___Ah ah, Surprise. Ils pensaient que je dormais. Chloé a une espèce de hoquet, et retourne dans son lit en pouffant, suivit de près par Eric. Ben oui, faut pas déconner non plus. Moi, je rumine. Finalement, je me rendors à nouveau. Je trouve la nuit longue, quand même. 11h40, je suis réveillé par Chloé, en bas de la mezzanine, qui nourrit Krutön, son octodon.

- Tiens, encore debout ?

Elle se tourne vers moi
- Ah, ben oui.

Elle remonte. Je retourne dans mon sommeil. Près de Marie, il est près de midi.



Voilà !
Allez, parlez un peu.
Que pensez vous de tout ça?
L'histoire, Lucas, Marie ?

Aimez vous Marie? Bon on sait pas grand chose sur elle mais que pensez vous d'elle?
^^


# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:42
Modifié le lundi 28 janvier 2008 16:12